Je l’ai déjà dit, et sans doute un jour prendrai-je le temps de raconter ici cette expérience plus en détail, tout a commencé avec ma troisième grossesse et mes envies d’une part de créer un rituel spécial (ce qui m’a emmenée sur le chemin du paganisme) et d’autre part de marquer les liens entre femmes (ce qui s’est traduit pour moi par la réalisation de deux colliers). Depuis ces deux colliers particuliers, je suis très sensible aux histoires de perles. Aussi ai-je craqué en voyant les colliers de prière à la Déesse faits par Cerrydwen. Pas forcément pour prier la Déesse, avec une perle = une prière ou une phrase, mais comme outil pour me concentrer, pour affirmer ma présence dans le moment.
Il y a peu, j’ai traversé un grand bouleversement, une autre histoire de femme et j’ai été bien entourée à cette occasion, par des femmes, mes amies, mes soeurs. L’une d’elle a été particulièrement présente, m’offrant des informations en plus de son soutien. Quand le dernier acte est arrivé, j’ai cette fois encore pris des perles et les ai enfilées. J’ai fait deux colliers de prière à la Déesse, deux colliers jumeaux pour affirmer à la fois notre féminité, notre connexion à la Déesse et notre lien renforcé par cet accompagnement particulier. (Je n’ai pas mes photos du collier, alors j’en ai piqué une à Taàri, na !)
J’ai utilisé 13 perles de nacre (pour symboliser la vierge), 13 perles de jaspe rouge (la femme), 13 perles d’onyx noir (la vieille). Les petites perles de séparation (1 entre chaque perle de couleur, 4 pour séparer chacun des aspects de la Déesse, soit 52 et deux entre la grosse perle et le pendant) ainsi que la plus grosse perle sont en hématite et symbolisent la lune et son cycle. J’ai ajouté un petit pendant en spirale. Je me suis inspirée à la fois des indications figurant sur le blog du Cercle de la Lune Rousse et (surtout) d’un post de Cerrydwen sur le forum Lune Rouge (accessible seulement aux inscrites). Entre temps (entre mon envie de faire ce collier de prière et la réalisation finale des deux colliers jumeaux) j’ai commandé et reçu Pagan Prayer Bead: Magic And Meditation With Pagan Rosaries, un livre de John Michael Greer et Clare Vaughn (commenté ici par Patti Wigington) dont je regrette (moi aussi) juste que les illustrations soient en noir et blanc.
J’ai également trouvé quelques articles de blogs ou de sites évoquant les rosaires païens, comme le blog Bead One, Pray Two (de Kimberly Winston, auteur d’un livre du même nom), Pagan Prayer Beads, Pagan Prayer Beads (sur le blog d’Astarte Moonsilver), Pagan Ritual Thursday - Pagan Prayer Beads - Goddess Rosary ou (encore un !) Pagan Prayer Beads (sur le blog Sui Generis). Quelques exemples sur le site Cauldron Farm m’ont également donné des idées que je concrétiserai sans doute bientôt.
Evidemment, sans les photos, c’est moins parlant (elles viennent, elles sont restées à la maison ;p) !). J’ai confectionné entre hier et aujourd’hui plusieurs “bracelets des chakras“.
Le principe en est simple : des perles des 7 couleurs de l’arc-en-ciel pour représenter les chakras et d’autres perles (mon choix s’est posrté sur des perles noires et / ou blanches) pour compléter le bracelet. Je me suis inspirée (dans l’idée et dans la réalisation) de plusieurs bracelets vus par exemple ici ou là (il y a aussi de jolies pièces dans la boutique Silver Dragon (forcément…)). J’ai choisi de faire des bracelets pour équilibrer les chakras, comportant donc des perles pour chacun d’eux; mais j’ai dans la tête d’en confectionner sept autres, un pour chaque chakra, vraisemblablement avec des pierres cette fois.
Depuis les colliers confectionnées pendant ma troisième grossesse, les perles et moi c’est une histoire spéciale… confectionner des colliers, ou des bracelets est pour moi une activité très chargée symboliquement et toujours (au moins jusqu’à présent) associé à “des trucs de femmes”. C’était le cas pour mes colliers de prière à la Déesse (oui, je les ai finalement réalisés, j’en reparlerai). C’est encore le cas cette fois puisque l’un de ces bracelets est à destination de quelqu’un qui m’est cher.
Edit 11/05/08 : les photos sont restées à la maison et la webcam du boulot ne fait pas de belles photos… ça brille, c’est flou mais ça suffit je pense à donner une petite idée :). Si certain(e)s veulent plus de détails sur les perles utilisées, le fil… je suis dispo !
J’ai fini par me décider à lire Raven’s Gate, d’Anthony Horowitz notamment pour pouvoir partager sur ce livre avec mon fils aîné. Fan de la série Alex Rider, du même Anthony Horowitz, fiston a beaucoup apprécié sa lecture de ce premier tome du Pouvoir des Cinq (celle du second tome aussi, il me tanne maintenant pour que je trouve une bibliothèque où le numéro 3 serait disponible).
Assez curieusement, mais le hasard n’existe pas, j’ai lu ce livre juste après Beltane, dans le train. Voici quelques unes des lignes qui se sont offertes à mes yeux (p. 249-250) :
- Dans deux jours, c’est le Roodmas, expliqua Dravid. Roodmas, en vieil anglais, signifie littéralement “messe de la croix”. Ailleurs, on l’appelle Beltane, ou Nuit de Walpurgis. Les chrétiens célébraient une messe à minuit pour contrecarrer l’influence du paganisme car, au Moyen-Âge, au cours de cette nuit, sorcières et sorciers tenaient un grand sabbat en l’honneur de Satan. Le Roodmas commence au coucher du soleil le 30 avril. C’est l’une des dates les plus importantes du calendrier de la sorcellerie. Le moment où les pouvoirs maléfiques sont les plus forts. [...] Un sabbat noir, lors d’un Roodmas, nécessite les trois mêmes éléments que toute autre cérémonie du même genre. D’abord les incatations rituelles. [...] Ensuite le feu. [...] Le troisième est bien sûr le sang. Un sabbat exige un sacrifice, et le meilleur sacrifice est celoi d’un enfant…
Cela me gène terriblement de savoir que la première fois que mon fils lu le nom de Beltane, il l’aura fait en lisant ces lignes et ces histoires de satanisme. Ca m’apprendra à ne pas partager davantage sur les fêtes que nous célébrons l’air de rien, à rester à moitié dans le placard :(.
En tous cas, c’est de cette lecture qu’est née l’idée de relever ici toutes les allusions au paganisme que je trouverai dans la littérature jeunesse, histoire d’avoir un panorama de tout ce qui peut circuler de plus ou moins (et plutôt plus à mon avis) inexact…
Dans 19 jours nous aurons les clés de notre chez-nous. Dans 19 jours, nous aurons un jardin, de l’espace intérieur… la première chose que j’ai faite quand nous avons signé le compromis de vente, c’est d’emprunter des livres sur le jardinage.
Là, depuis quelques temps, je porte en moi une envie très forte : aménager dans notre jardin, une spirale d’herbes aromatiques (avec les conseils supplémentaires du forum).
Et en attendant de pouvoir vous montrer la mienne, si vous voulez voir des jolies images d’une spirale, rendez-vous ici.
J’ai dévoré ce livre au cours du week-end récemment passé à Montpellier. Un parfait écho en soirée à nos conversations et préoccupations de la journée ! Il m’a émue, touchée, je me suis trouvée en larmes plusieurs fois devant le récit de certains rituels. Je suis sûre de relire encore et encore Healing Magic, A Green With Guidebook, jusqu’à m’en imprégner tellement il me parle, tellement j’ai eu le sentiment en le lisant que Robin Rose Bennett arrivait à mettre des mots sur ce que je ne pouvais jusque là que ressentir sans arriver à le formuler.
Un “guide” qui me convient bien, parce qu’il donne des directions, un sens, plus que des recettes à suivre, parce qu’il laisse le “pouvoir” à sa place : en chacune d’entre nous, selon son éthique, sa sensibilité, son coeur.
Sommaire du livre
Foreword by Susun Weed
Introduction
Part 1 - Reconnecting With The Earth
Part 2 - Engaging Mystery
Part 3 - Moon Magic And Women’s Wisdom
Part 4 - Herbal Magic
Part 5 - The Medecine Wheel Of Magic
Part 6 - Spells
Part 7 - Rituals
Epilogue : A Final Story
… merci à M., H., C., C., M.-C, A., C., S., M. qui ont participé au stage de cette fin de semaine à Montpellier. Merci à K. et M. (qui se reconnaîtront) de leurs retours sur leurs propres stages qui m’ont incitée à tenter d’y aller. Onze femmes à l’origine d’une fin de semaine formidablement riche qui ne saurait se résumer aux quelques mots qui suivent…
Pulser, vivre, vibrer, palpiter, danser, partager, relier, rire, parler, pleurer, manger, briller, pouvoir, bouger, rythmer, écouter, consoler, réparer, embrasser, accueillir, prendre soin, affirmer, réchauffer, accompagner, soulager, porter, équilibrer, dynamiser, tisser, s’amuser, renforcer, déterminer, agir, aimer, accepter, souhaiter, concentrer, contracter, éclore, naitre,co(n)naitre…
Je vous en avais annoncé les dates il y a quelques temps sans penser pouvoir y aller puisque ces stages avec Mona Hébert ont lieu le week-end et que moi, le week-end, je travaille.
Et puis, finalement, une fois de plus quand les choses doivent se faire, elles se font : j’ai pu contre toute attente me libérer et après avoir craint une moment que nous ne soyions pas assez de participantes pour maintenir le stage Gyné-Gym, j’ai eu confirmation hier que celui de Montpellier allait bien avoir lieu.
Je vais donc partir demain soir, pour un week-end sans enfants (ni mari), avec d’autres femmes. Un moment qui sera fort, si j’en crois les retours de celles parmi mes proches qui ont déjà eu le bonheur de faire un tel stage avec Mona Hébert. J’ai des attentes par rapport à ce stage, notamment de pouvoir me reconnecter, de pouvoir aussi tourner la page et y puiser de l’aide pour dépasser certains événements difficiles et douloureux… j’espère n’être pas déçue !
Comme promis, et semble-t-il attendu avec impatience :), voici un petit compte-rendu de ma lecture de Hygieia, A Woman’s Herbal de Jeannine Parvati.
J’en avais (beaucoup) entendu parler, sur un certain nombre de forum (notamment sur le Susun Weed’s Wise Woman Forum), de sites ou de listes de discussion. Et la première phrase de ce livre, trouvée sur amazon.com, me plaisait beaucoup : This book grew out of our need to be healthy and re-own the powers of naturally healing ourselves. Et c’est ce que j’ai aimé dans ce livre, plus que les informations sur les plantes que pour la plupart je connaissais : le fait d’accéder à cette transmission, à une portion de sagesse, à lire, voir, sentir que mon corps possède un puissant pouvoir de guérison.
En voici tout d’abord la table des matières (non détaillée) :
Introduction
How To Best Use This Book
1 - On The Rag & Other Menstrual Rituals
2 - Infertility
3 - Herbal Birth Control
4 - Anaphrodisiacs
5 - Aphrodisiacs
6 - Herbs For The Mind
7 - Self-Health
8 - Balancers & Toners
9 - Pregnancy, Childbirth, Lactation
10 - The Menopause : The Change
Glossary
Bibliography
Appendices
Ce livre est très intéressant car il s’agit à ma connaissance d’un des premiers publiés sur ce sujet de la féminité - dans tous ses aspects - et des plantes alliées des différents moments de la vie d’une femme.
Si les informations sur les herbes sont maintenant trouvables par ailleurs assez facilement (livres, Internet, notamment le formidable site de Sister Zeus), ce livre est différent par son ton : loin d’une encyclopédie des herbes, on est là dans le partage, la confidence, l’échange de femme à femme, de soeur à soeur. La maquette du livre est dans le même esprit, on a l’impression d’avoir un livre des ombres en main, avec des dessins, des schémas, des jolies bordures aux pages plus axées sur la connaissance des herbes. Un livre chaleureux, intime et surtout “puissantifiant” !
La partie glossaire + index + appendices, que je vois comme une seconde partie du livre, est à peine moins importante en nombre de pages que la première partie qui aborde donc tous les moments de la vie d’une femme et de son cycle en indiquant pour chacun quelles herbes peuvent potentiellement être des alliées et en quel sens.
Dans les appendices on trouve des récits de rêves de Jeannine ou d’autres femmes, en lien avec telle ou telle période de leur cycle, des méditations, des poèmes, des lettres… la dimension “partage” du livre prend là pleinement son sens.
C’est d’ailleurs, à mon avis, cet aspect qui fait toute la valeur du livre. Si l’on est plus intéressé(e) par simplement des informations techniques sur les herbes et les cycles féminins, ce n’est peut-être pas l’ouvrage le plus adapté.
En ce qui me concerne, je n’ai absolument pas regretté mon achat, même si comme je l’ai dit, côté plantes, je n’ai presque rien appris que je ne savais déjà avant de le lire.
N.B. : Même si le LSD est dérivé de composés issus de l’ergot de seigle, j’avoue avoir été surprise de le trouver mentionné dans le livre, non pas parce que c’est un psychtrope hallucinogène, mais en raison de son caractère synthétique.
… j’ai glissé des bouts de pensées, des morceaux d’attention, des rubans, du tissu, des petits riens. Et j’ai confié le tout aux bons soins de La Poste, à charge pour ses services de mener l’enveloppe à bon port, sans casse.
J’ai quelques photos, que je publierai probablement quand sa destinataire, ma SP, aura pris connaissance du contenu de l’enveloppe.
En attendant j’essaie de ne pas penser aux finitions que j’ai oublié de faire !
… j’ai trop présumé de ma rapidité jeudi soir : mon paquet n’a pu partir hier comme je le voulais parce que je n’ai pas terminé à temps. Encore un peu de patience Taàri, il partira lundi matin après-midi !